Polémique sur l’augmentation mammaire Macrolane

augmentation mammaire macrolane

Polémique au sujet des produits volumateurs des seins à base d’acide Hyaluronique MACROLANE™ et VARIOFILL Body contour

1 Décision de l’Afssaps du 26 août 2011 sur le Macrolane pour la poitrine

« L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé le 26 août 2011, par mesure de précaution et malgré l’absence à ce jour de risque caractérisé, d’exclure en France l’indication d’augmentation mammaire à visée esthétique pour le Macrolane.

L’utilisation du Macrolane pour toutes les autres indications (visage, fesses, mollets, etc.) reste autorisée.

Bien qu’aucun événement indésirable grave n’ait été mis en évidence au cours de ces trois dernières années d’utilisation du Macrolane, cette décision de l’Afssaps est motivée par les risques de perturbation des clichés d’imagerie et de difficultés de palpations des seins lors des examens cliniques. Ces risques sont susceptibles de se reproduire à chaque nouvelle injection (tous les 18 – 24 mois).

La décision de l’Afssaps ne remet pas en cause les injections de Macrolane pour l’augmentation des volumes corporels du visage (menton, pommettes), des fesses, des mollets qui sont toujours autorisées. Seule l’injection de Macrolane dans la poitrine est interdite en France. »

2 Discutions.

Les injections d’acide hyaluronique concentré était le traitement qui concurrençait fortement la pose des prothèses des seins.
Un décret a interdit cette méthode en France « par mesure de précaution concernant les pathologies mammaires ».
Lorsque l’on effectue une mammographie, ce décret dit que « le produit donne des images qui pourraient se superposer à une anomalie de la glande mammaire, et gêner ainsi la lecture des radios ».
Or en réalité, le produit est radio transparent, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de superposition d’image, et à ce que je sache il n’y a pas eu d’études faites par des radiologue à ce sujet. alors ….cela gêne surtout un lobby des prothèses…. et pourtant..; qsp les PIP.

De plus, ce décret suggère  » une difficulté à la palpation des seins ».
Or ce gel est très souple au toucher ce qui en fait un atout pour ce choix. Et je rappelle qu’il est placé en arrière de la glande au contact du muscle pectoral. Il ne gène en aucune manière la palpation du seins.
Alors, le patientes vont se faire traiter dans tous les autres pays, car c’est autorisé. En Belgique notamment .
Donc étrange décision.

3. Cette technique présente pourtant de gros avantages par rapport aux prothèses.

• Pas d’hospitalisation.
• Procédé peu invasif.
• Pas de cicatrice.
• Courte période de récupération.
• Pas d’exclusion sociale.
• Produit naturel.
• Effet immédiat.
• Solutions sur mesure (quantité).
• Très peu d’effets secondaires. (petite inflammation)
• Retouches par contre obligatoires après 18 mois.
Pour pratiquer ces injections dans les seins, il faut se déplacer en Europe.

Son mode d’action

Ces gels sont composés d’acides hyaluronique et d’eau. Ils sont fabriqués avec une technologie breveté NASHA™. (Non Animal Stabilized Hyaluronic Acid ).
Ce sont des complexes stabilisés biocompatibles.
Les gels d’Acides Hyaluronique NASHA, produits virtuellement endogènes, s’intègrent très bien aux tissus et laissent les nutriments les imprégner.
On peut injecter une grande quantité de produit. En général on injecte de 60ml à 140ml de produit. (240 ml est la quantité maximale étudiée). Mais il faut évaluer le risque de douleur, car plus le volume est important, plus la pression sur les tissus avoisinants est forte.
Le produit étant naturel, il sera progressivement éliminé par l’organisme en quelques années.
Localement, il est colonisé par notre collagène, ce qui ralenti cette élimination.
C’est pour cela que lorsque l’on fera des retouches, on utilisera beaucoup moins de produit.

La technique

Lorsque l’on a délimité la zone à traiter avec un marqueur sur la peau, selon le volume choisit on pratique une anesthésie locale en sous cutané.
En effet, le produit est relativement dense et provoque une distension des tissus traités qui peut être douloureuse.
Toute l’intervention se fait en champ stérile évidemment.
On fait ensuite une petite incision en dehors de la zone de 2 mm, afin d’y introduire une fine canule pour le placement du produit.
Pour les seins on place le produit en arrière de la glande mammaire, mais en avant du muscle pectoral.
Le produit est injecté par la technique dite »retro traçante » et en étoile de manière à n’y avoir qu’une porte d’entrée.
On peut « travailler » le produit pour obtenir une régularité de la peau en surface.
Sur le point d’entrée, on place ensuite un simple Steri-strip, qui sera retiré 24 heures après.
Il n’y a pas de point de suture qui laisserai une marque cicatricielle.
Une seule séance d’environ trente minutes, pas de test cutané préalable.
Vous pouvez retourner immédiatement à vos activités quotidiennes.
Évitez tout exercice physique et tout activité exerçant une pression sur la zone traitée durant les cinq premières semaines afin d’assurer la réussite totale de votre traitement, et ne pas déplacer le produit.
Pas de massage de la zone traitée.

Effets secondaires

Des réactions bénignes peuvent se produire comme après toutes injections de produit.
Érythèmes, œdèmes, démangeaisons, douleurs au niveau de la zone traitée, plus rarement d’hématomes.
Ces réactions disparaissent spontanément en une à deux semaines.
Attendre 3 semaines avant de reprendre le sport et la disparition des gonflements et rougeurs éventuelles avant d’exposer la zone traitée à une chaleur ou à un froid intense.
Il faut noter cependant un risque de « coque » qui à été signalé dans quelques cas.

Durée du traitement

L’effet du produit est durable mais non permanent.
Grâce à son effet hydrophile, le produit conserve une partie de sa capacité à soulever les tissus, mais le corps va le dégrader progressivement.
De nombreux facteurs influent sur la durée des bénéfices du traitement.
Pour entretenir les résultats durables, une séance tous les 18 mois est recommandée.
Cette séance d’entretien nécessite beaucoup moins de produit.
En règle générale par exemple : Si à « j »1, on utilise 100ml, on fait une retouche de 50 ml à 18 mois, puis ensuite  volume variable tous les 36 mois.

Le coût

Il dépend de la quantité de produit utilisé, mais reste cher.
Le Macrolane est devenu très cher, (presque 400€ la seringue de 20 ml depuis quelques mois, soit prix doublé). Il va donc disparaître.
D’autant qu’un Laboratoire Allemand fabrique depuis peu un produit de meilleure qualité: Le VARIOFILL Body contour( 250€ les 20 ml)